Depuis son départ du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), le très respecté Imam Dicko s’était mu dans le silence. Invité au congrès de la Fédération des associations et groupements de la société civile, l’imam Dicko s’est montré plus que jamais déterminé à jouer son rôle de veille et d’acteur de la société civile.

«Aujourd’hui, il est temps que nous les Maliens on se regarde les yeux dans les yeux et qu’on dise les choses par leurs noms. On a beaucoup tergiversé, il faut avancer. Le pays a longtemps tourné en rond ; depuis l’indépendance, c’est la même chose : on avance et on recule. Il faut que cela s’arrête », a déclaré l’imam Mahmoud Dicko, parrain de l’évènement.

Pour l’imam Dicko, le peuple doit chercher à savoir ce qui empêche le pays d’avancer. «Le monde avance, nous on traine. Pourquoi on ne cherche pas la cause. J’ai dit et je répète, nos pays ne connaissent pas de système. En Occident, c’est le système ; quiconque est choisi peut réussir. Chez nous, c’est le chef qui est responsable ; si ceux qui dirigent sont corrects le pays avance, s’ils s’arrêtent le pays s’arrête, s’ils sont malhonnêtes le pays devient malhonnête », a-t-il poursuivi.
Mais c’est surtout un message politique fort que l’imam Dicko a tenu à transmettre aux congressistes et aux Maliens en général. «C’est le peuple qui est détenteur de la légitimité. Il est temps qu’on impose ce qu’on croit être bon pour le pays. Les hommes politiques cherchent la légalité. Mais c’est le peuple qui détient la légitimité », a-t-indiqué.

Le Républicain (extrait)

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