Me Hassan Barry était sur le plateau d’Africable, hier soir, pour dire «les vérités sur son interpellation».

«J’étais dans mon bureau quand le directeur du contre-terrorisme m’a appelé, au nom du directeur général de la  DGSE, au regard de notre rapport de collaboration sur certains dossiers, j’y suis allé. On m’a fait entrer dans un salon puis dans un autre, on fermé le bureau à clé, j’ai réalisé ce qui se passait alors», explique l’avocat pour clarifier les conditions de son arrestation. «De 11h à 17h, je n’ai vu personne. A 17h, une équipe d’enquêteurs est venue me voir pour un interrogatoire», raconte Me Barry.

Après avoir décliné son identité, l’interpellé a été invité à justifier la «somme reçue pour soudoyer» les juges lors de la Cour d’Assises. «Je n’ai jamais reçu une somme d’argent. Même si j’avais reçu l’argent, ce n’est certainement pas pour soudoyer un juge», répond Me Barry, à la question, posée avec insistance, par le journaliste Sékou Tangara. Au fil de l’interview, Me Barry explique que les deux hommes préalablement interpellés par la DGSE, n’ont pas été arrêtés au grand marché mais devant le pôle judiciaire.

Rencontre avec Kouffa 

Dans l’interview, Me Hassan Barry atteste avoir rencontré Kouffa. Mais, en présence, dit-il, d’un officier du renseignement militaire en l’occurrence le Colonel Malamine Konaré. Un «officieux valeureux», salue l’avocat. C’est à la  suite de cette rencontre, révèle Me Barry, que les otages des FAMa ont été libérés. «Le lendemain de cette libération, nous avons entendu dire qu’une opération rondement menée par l’armée malienne avait permis la libération des otages militaires». «De grâce qu’on sorte de l’ingratitude», s’indigne l’avocat.

Me Barry ne manque pas, dans l’interview, d’écorcher le ministre la Communication qui avait  qualifié de «prétendues missions», sa rencontre avec Kouffa. « C’est des questions à un niveau plus élevé que les frêles épaules de Yaya ne peuvent supporter», attaque-t-il. Sur sa facilité à rencontrer Kouffa, alors que ce dernier est recherché par tous, l’avocat répond : «Croyez-moi, je n’ai pas de faciliter à rencontrer Kouffa». C’est lui qui a décidé de me voir et qui a souhaité la présence de Malamine». Le lieu de la rencontre? «Je vous renvoie demander à la  SE, c’était quand même à l’intérieur du Mali», indique Me Barry, au journaliste, un peu trop curieux à son goût.

Selon Me Hassan Barry, Kouffa veut rencontrer tout le monde, par lui seulement. Il veut dialoguer avec les autorités mais il demande l’application de la charia et le départ des forces étrangères.

Maliweb

Djeliba24

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