L’initiative risque de faire mal à de nombreuses entreprises françaises. Les appels au boycott de produits français se multiplient dans plusieurs pays du Moyen-Orient, alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a promis de ne pas « renoncer aux caricatures » du prophète Mahomet. Une campagne qui a commencé vendredi 23 octobre au Koweït, et qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux un peu partout dans le monde arabe.

La vache qui rit… ne rit plus au Koweït. Des photos, relayées sur les réseaux sociaux, montrent des employés de supermarchés retirant des rayons ce produit phare de la fromagerie industrielle française.

Le fabricant Kiri, mais aussi Babybel, font également les frais du campagne de boycott, qui touche aussi le secteur du tourisme : 430 agences de voyages ont suspendu les réservations de vols vers la France.

Un boycott encore limité pour le moment

« Il n’y a rien de bon dans une nation qui ne se fâche pas lorsque son prophète est insulté », peut-on lire sur Twitter sur une pancarte brandie sous le hashtag (mot-dièse) « touche pas au prophète ». Il y a aussi cette affiche dans une rue du Koweït qui montre l’empreinte d’une bottine sur le visage d’Emmanuel Macron, assortie d’une liste de marques à boycotter : Dior, L’Oréal, Carrefour, Elf, Michelin, Accor…

Au Qatar, les supermarchés de l’enseigne Al Rawnaq se disent patriotes et fidèles à la religion musulmane : l’enseigne annonce le retrait des produits français jusqu’à nouvel ordre. Mais pour l’heure, ce boycott reste bien limité. Rien n’est à signaler en Égypte, en Iran, en Irak ou encore en Turquie, nous disent nos correspondants sur place.

RFI

Le titre est de la rédaction de Djeliba24

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