En transport à la résidence du chef de l’État dans le quartier populaire de Sébénikoro, la réunion des cadres du parti au pouvoir a été une véritable désillusion pour les organisateurs. Ils voulaient bénéficier de la couverture présidentielle, mais ils ont déchanté quand le président Ibrahim Boubacar Kéita, depuis Luanda (Angola), les a informés que la lutte contre la corruption et le détournement de deniers publics ira jusqu’au bout. Dès lors, c’est le sauve-qui-peut dans la majorité présidentielle, où personne ne sait où donner la tête.

L’interpellation et l’incarcération du tout puissant président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, semble sonné le glas de l’impunité pour tous ceux qui se sont rendus coupables de détournements de deniers publics, de corruption, de surfacturation, etc, ces dernières années dans notre pays.

Inquiets de subir le même sort que le président de l’APCAM, les cadres du Rassemblement Pour le Mali (RPM), parti au pouvoir) ont tenu une rencontre à Sébénikoro dans la résidence du président Keïta pour, dit-on, se mettre à l’abri de la tempête qui secoue le monde des délinquants financiers et des bandits à col blanc qui ont profité de leur poste oh combien stratégique dans l’administration publique pour piller les caisses de l’État en bandes organisées.

Mais quelle ne fut leur surprise ! Contacté par téléphone depuis Luanda, où il séjournait dans le cadre de la rencontre des cultures, le président IBK n’aurait pas entonné dans la même flûte que ses camarades du parti qui cherchent désespérément un parapluie sous lequel ils vont se la couler douce.

Selon nos sources, il a répondu à ses interlocuteurs qu’il ne protégerait personne et que chacun devra répondre à ses actes. Selon nos informations, il a ajouté que cette lutte va au-delà de sa personne et qu’elle ira jusqu’au bout.

Et depuis, c’est le sauve-qui-peut dans les rangs des cadres du RPM qui se reprocheraient certainement quelque chose au regard de la lutte contre la corruption et la délinquance financière et les responsables politiques parrains de certains opérateurs économiques qui ont fait de leur sport favori la surfacturation.

Ces propos du premier magistrat ne seraient pas tombés dans des oreilles de sourds. Ils sont nombreux, les cadres du RPM à se dire que la trahison s’est installée dans la maison. Ils espéreraient, selon nos radars, que le président IBK, de retour de Luanda, allait dénoncer avec véhémence une chasse aux sorcières comme il l’a fait avec l’achat de l’avion présidentiel, en 2014, affaire dans laquelle il a protégé certains de ses ministres impliqués dans la surfacturation en déclarant publiquement qu’il ne s’attaquerait pas à ses bienfaiteurs malgré tout ce qu’on leur reproche.

Les arrestations au niveau du Conseil régional de Kayes et de l’Aéroport Président Modibo Keïta n’arrangent pas les choses pour les cadres du RPM. Certains responsables du Rassemblement Pour le Mali (RPM) ne dorment plus que d’un œil. Ainsi, sont-ils lâchés par le président Ibrahim Boubacar Kéita ? Les jours à venir nous édifierons.

Yoro SOW

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