Les avocats de Boubacar Keïta, l’un des deux fils de l’ex-président malien Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par un putsch le 18 août, ont dénoncé lundi la “séquestration” dont il fait l’objet depuis quatre mois.
Boubacar Keïta “a été totalement isolé dans la maison familiale” à la suite du coup d’Etat, affirment les avocats Djeneba Diop et Bakary Semega dans un courrier adressé à la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), une instance chargée rendre des avis aux autorités.
Il y est depuis lors une “personne séquestrée”, disent-ils.Si Karim Keïta, autre fils de l’ex-président et ancien député influent, a pu trouver refuge à l’étranger, son très discret frère cadet, Boubacar, se trouvait quant à lui dans la villa familiale au moment du putsch et n’a plus été vu en public depuis.
Ses avocats affirment que, dans un premier temps, “ses téléphones lui ont été retirés” et qu’”interdiction lui a été faite de recevoir” de la visite. “Ce n’est qu’au retour du président +démissionnaire+ qu’il a pu récupérer ses téléphones, et depuis il a quelques contacts familiaux”, ajoutent les avocats, en référence au retour fin octobre d’Ibrahim Boubacar Keïta des Emirats arabes unis, où il avait été autorisé à se rendre pour raisons médicales.
L’ex-président réside depuis lors dans sa villa avec sa famille, selon le nouveau pouvoir, qui se refuse à indiquer clairement s’il est libre ou non de ses mouvements.Les avocats demandent un “accompagnement” de la CNDH afin que Boubacar Keïta “sorte rapidement des conditions arbitraires et dégradantes” qui lui sont selon eux imposées.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.