Plébiscité à la tête du Haut conseil islamique du Mali (Hcim), le président d’honneur de Ançardine international, Cherif Ousmane Madani Haïdara, a édifié l’opinion sur les circonstances de son arrivée à la présidence du Hcim, ses relations avec le président sortant Mahmoud Dicko et ses priorités à la tête de cette organisation. Djeliba

Le montant que j’ai investi personnellement pour la résolution de cette crise dépasse 26 millions de Fcfa.  Nous avons été au centre du pays pour faire amener trois leaders peulhs, trois responsables dogons pour une rencontre de trois jours à Bamako avec d’autres acteurs.

A notre première réunion de bureau, nous avons décidé de faire le tour de toutes les régions du Mali et après cela nous allons voir ce que les musulmans pourront faire pour le retour de la paix et de la cohésion sociale dans notre pays. Car nous avons tous en commun ce pays et un musulman ne peut que souhaiter la paix et la quiétude pour son pays et non le contraire.

Notre pays a un nouveau Premier ministre en la personne de Dr Boubou Cissé. Est-ce qu’il peut compter sur le soutien de votre bureau ?

Avant de répondre à cette question je vais vous dire et vous pouvez vous informer à d’autres niveaux, le Mali n’a pas eu un président à qui je n’ai pas dit mes quatre vérités. A chaque fois qu’il y a des préoccupations, je vais voir l’autorité en question, personnellement, pour lui dire le souci des populations et faire en sorte qu’il puisse trouver une solution. Nous, nous ne sortons pas pour insulter une autorité, mais par contre on le conseille en indiquant la bonne voie à suivre. S’il nous écoute, tant mieux ! S’il refuse de nous écouter, c’est lui qui en fait les frais.

De ce fait, lorsque Boubou a été nommé, il est venu au Haut conseil pour chercher appui et conseil et en retour nous lui avons dit les difficultés dans lesquelles le pays se trouve. On lui a fait savoir que les pauvres souffrent, la justice n’est pas équitable. Ce que j’ai dit au président de la République lorsqu’il a été élu, c’est la même chose que j’ai répété à Boubou. Parce qu’en son temps, j’avais conseillé au président de la République IBK de se mettre au dessus de la mêlée, de ne pas traiter les gens en fonction de l’opposition ou de la majorité, nous sommes tous des Maliens. Et je lui ai dit d’inviter en premier lieu l’opposition pour voir comment ils pourront, d’une même voix, sortir ce pays de cette crise et surtout œuvrer ensemble pour la stabilité du Mali. Je lui ai dit d’écouter les gens, d’ouvrir largement sa porte. Ce n’est pas tout, je lui ai proposé d’appeler tous les anciens présidents de la République, les anciens Premiers ministres… pour avoir leur expertise pour la sortie de crise. Et je lui ai posé la question : est-ce que j’ai un représentant dans le gouvernement ou bien est-ce que je t’ai envoyé un papier pour demander 100 Fcfa, il a dit non. Donc, en retour, je l’ai rassuré de tout mon soutien tout en lui rappelant que s’il prend en compte mes conseils, le pays sera à l’aise, tout comme lui.

Ce sont aussi ces mêmes propos que j’ai dit au Premier ministre au Haut conseil islamique. J’ai demandé aussi au chef du gouvernement de mettre les pauvres dans leurs droits car dans tout pays ou les pauvres souffrent, la paix ne pourra régner.

Extrait interview du journal Aujourd’hui-Mali

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