Plébiscité à la tête du Haut conseil islamique du Mali (Hcim), le président d’honneur de Ançardine international, Cherif Ousmane Madani Haïdara, a édifié l’opinion sur les circonstances de son arrivée à la présidence du Hcim, ses relations avec le président sortant Mahmoud Dicko et ses priorités à la tête de cette organisation.

Ousmane Madani Haïdara : Je tiens d’abord à vous préciser que je fais partie de ceux qui ont porté le Haut Conseil islamique sur les fonts baptismaux et qui avait pour premier président feu Thiam. Et j’étais membre de son bureau au même titre que Mahmoud Dicko dont j’étais l’adjoint. Après Thiam, Mahmoud Dicko a été porté à la tête de cette faitière et j’étais son adjoint également. Nous avons passé 10 ans ensemble avec cette configuration.  Lorsque le mandat de Dicko est aussi arrivé à terme, certains sont venus me solliciter afin que je me présente pour diriger cette organisation. Et j’ai dit à qui voulait l’entendre que vu mes multiples responsabilités, je ne suis pas intéressé pour diriger le Hcim. Par contre, j’ai dit aux émissaires de chercher une autre personne que nous allons tous aider à accomplir cette mission. Ils ont fait trois mois en train de me supplier afin que j’accepte cette charge, sans que je leur donne mon accord. Et je vous informe qu’au renouvellement du bureau, récemment, ma candidature a été introduite sans que je ne sois au préalable informé. C’est après qu’une délégation conduite par Thiam m’a rendu visite pour m’informer que mon nom a été donné pour la présidence, tout en me suppliant de ne pas les humilier en me désistant. Au retour, j’ai promis de ne pas les humilier, mais j’ai exigé d’eux des garanties et des conditions car mon souci c’est que le travail se fasse dans un esprit de solidarité et surtout consensuel. Ils ont accepté mes propositions et aussi par écrit. C’est comme ça que j’ai accepté la présidence du Haut conseil islamique du Mali.

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Qu’à cela ne tienne, je remercie le bon Dieu de m’avoir confié cette tâche. Nous avons hérité de ce pays et nous allons aussi le léguer à d’autres personnes, donc nous devons donner le bon exemple pour que nous nous soyons une référence pour les générations futures. Juste vous dire que la méchanceté et les calomnies ne servent à rien. Pour ce faire, je vais vous faire une confidence. Les chefs religieux de pays chrétiens, musulmans, ont été invités récemment par une haute autorité et à la fin de la rencontre, celui-ci nous a exprimé toute sa satisfaction en disant que cette rencontre a été une réussite à tout point de vue. Vous savez pourquoi ? Il s’est félicité du fait que Dicko et moi sommes assis côte à côte lors de la rencontre. Et aussitôt, j’ai exprimé mon étonnement en disant que ça c’est trop. Sur le champ, j’ai demandé à Dicko, depuis que nous nous sommes connus est-ce qu’il y a eu un différend entre nous ? Il a répondu par la négative. Djeliba

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Et je me suis retourné vers l’autorité en question en disant que Mahmoud Dicko est un grand frère et il ne m’a jamais sollicité pour quelque chose que j’ai refusé.  Je n’ai jamais de ma vie contrarié Dicko pour quoi que ce soit. Mais j’ai compris que ce sont certaines personnes, qui ne sont pas assurément de bonne foi, qui veulent nous mettre dos à dos. Le jour où j’ai été porté à la tête du Hcim, c’est Dicko qui a été la première personne à m’appeler et me rassurer de son soutien total pour la réussite de mon mandat. Il m’a aussi invité à ne pas écouter les ragots qui se disent sur nous deux et de ne pas répondre à leurs auteurs. Il m’a demandé également de dire à mes proches de ne pas répondre à ceux qui veulent nous voir divisés. Je vais vous dire une autre chose. Je n’avais jamais mis un bulletin dans une urne, c’est Dicko qui est venu me solliciter un jour pour qu’on aille voter et c’était mon premier vote. Juste vous dire le degré de complicité entre nous.  Je suis sûr que ceux qui désirent voir cette complicité voler en éclats entre nous ne parviendront jamais à leurs fins.

Extrait interview du journal Aujourd’hui-Mali

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