Segou: Témoignage d’un soldat rescapé de Sokolo

Moussa Bonjour, merci pour tout ce que vous faites pour nous, je voulais vous donnez quelques détails.

Le samedi 18 janvier 2020, nos guides nous ont signalé la présence de plus d’une vingtaine de véhicules à 15 km seulement de notre camp.

Notre hiérarchie a relayé l’information à ses supérieurs en demandant de l’appui aérien afin de les attaquer en premier, malheureusement, nous n’avons eu ni ‘appui aérien, ni logistique autrement dit les matériels.

Dans un premier temps, nous avions décidé de décrocher mais grâce à l’intervention de notre commandant de compagnie ( paix à son âme ) nous avions accepté de rester. Et voilà le résultat.

Nous avons tenu le combat pendant plus de 2 heures sans renfort.

Ils (djihadistes) parlaient en arabe et peulh. Ils scandaient “Allahou Akbar” et tiraient à l’arme lourde sur tout ceux qui bougeait

Le commandant de zone de Ségou ne s’est jamais soucié par rapport à notre situation. Pour cause, le détachement qui nous a précédé lui donnait 500 000 f chaque mois, et nous rien, parce que nous avons refusé de racketter la population, raison pour laquelle cette brave population nous a secourus.

A noter aussi que les détachements de gendarmerie dans les différentes localités sont les moins équipés, car les autres corporations ne nous considèrent pas comme des vrais militaires.

Franchement je me demande souvent si ces gens ont une conscience.” Fin

Source: Moussa Nimaga

1 COMMENTAIRE

  1. Bonsoir je m’appelle Lassina Traoré je commente à propos de la version de fait de Moussa nimaga, à mon avis et pour faire la justice le commandant de la zone de Ségou devait être relevé de ses fonctions et traduire en justice pour répondre de ses actes.

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