Un infirmier tueur en série allemand a été emprisonné à perpétuité à perpétuité pour le meurtre de 85 patients qu’il soigne, selon un communiqué d’un tribunal d’Oldenburg, dans le nord-ouest du pays.

Niels Hoegel, un ancien infirmier de 42 ans considéré comme le plus meurtrier en série après la guerre en Allemagne, a été condamné à la prison à vie devant le tribunal de district d’Oldenburg.

En résumant le procès, le juge a déclaré que les actions de Hoegel étaient “incompréhensibles: c’est le mot qui caractérise cela”.
L’agent de santé avait précédemment avoué avoir tué 100 patients âgés de 34 à 96 ans dans deux hôpitaux du nord de l’Allemagne entre 2000 et 2005. Cependant, Hoegel a été acquitté de 15 cas jeudi, faute de preuves suffisantes.

Hoegel a été accusé d’avoir donné à ses victimes divers médicaments sans ordonnance, dans le but de montrer ses compétences en réanimation à ses collègues et de lutter contre l’ennui.

Lors des audiences précédentes, Hoegel a déclaré qu’il se sentait euphorique lorsqu’il avait réussi à ramener un patient à la vie et qu’il était dévasté lorsqu’il échouait. La police soupçonne que le vrai nombre de morts pourrait atteindre 200 personnes, mais ne peut pas en être sûr, de nombreux patients ont été incinérés avant que des autopsies puissent être pratiquées, a annoncé l’agence France-Presse.

L’ancien infirmier purge déjà une peine à perpétuité pour six condamnations, dont des homicides et tentatives d’homicide en 2008 et 2015. Ces condamnations ont amené les autorités à enquêter sur des centaines de décès et à exhumer les corps d’anciens patients dans les cliniques où il travaillait. Hoegel a demandé pardon mercredi aux familles de ses victimes pour ses “actes horribles”.

“Je tiens à m’excuser sincèrement pour tout ce que je vous ai fait au cours des années”, a-t-il déclaré lors de l’audience, a rapporté l’AFP.
«Amnésie collective»

L’une des plus grandes questions dans cette affaire est de savoir comment Hoegel a pu assassiner autant de personnes apparemment sous la surveillance du personnel de l’hôpital. D’anciens collègues de la clinique de Delmenhorst où il travaillait ont avoué avoir des soupçons sur Hoegel, selon l’AFP. Mais tous les membres du personnel de l’autre hôpital d’Oldenburg qui ont témoigné ont déclaré ne pas être conscients du nombre croissant de morts.

Lors de la condamnation, le juge Sebastian Buehrmann a critiqué ce qu’il a appelé “l’amnésie collective” du personnel, ajoutant que la tuerie de Hoegel était “incompréhensible”. Environ 126 membres de la famille des victimes sont codemandeurs dans le procès qui se déroule depuis octobre 2018.

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