La fille de l’ancien président de la République Alpha Oumar Konaré devient ministre de la Culture et de l’Artisanat. Elle est aussi la femme de Tièbilé Dramé, récemment ministre des Affaires étrangères du président IBK. Son Jeune frère Dougoukolo Konaré lui a écrit un message:

”Être ministre n’est pas une fin.

Tout comme les félicitations doivent céder la place au soutien, pour Monsieur Moctar Ouane, cela doit être de même pour Madame Kadiatou Konaré.

Je le dis en tant que son frère de lait et de sang. Presque son enfant, 15 années nous séparant. Elle, l’Alpha, moi, l’Omega.

L’ère nouvelle du Mali doit se faire sur la base de l’intransigeance et la compétence.
On encourage et on appuie, en se basant sur ce que l’expérience nous a déjà montré des individus mis à la tête du pays.

Pas de louanges nécessaires. Je sais que ma soeur n’a pas été éduquée pour en recevoir, mais pour s’épanouir intellectuellement et réaliser son potentiel, dans le respect et l’amour d’autrui. Elle a bénéficié du privilège d’avoir les parents instruits et rigoureux qu’elle a. C’est énorme. Mais ce n’est pas tout. Il a fallu apprendre de la vie par des expériences plus ou moins agréables, mais formatrices.
Née en Pologne durant des années dures pour des jeunes parents, envoyée à l’âge de 2 ans à Nioro du Sahel avec une éducation conservatrice et enrichissante, très strictement disciplinée par des parents convaincus que c’est à la dure qu’on faisait des enfants éduqués et instruits, (Kadi)Atou a fait sa route par le travail.
Donc, pas de louanges, mais des encouragements. C’est ainsi qu’elle connaît le travail.

Le meilleur hommage qu’on puisse lui faire, c’est d’avoir confiance en ses 25 ans de combat pour la culture sous toutes ses formes. C’est de témoigner avec bienveillance de ses actes, et donc de les encourager. Ils sont connus.
Le travail paye s’il est valorisé. D’autant plus lorsque, malgré tous les sacrifices, se dévouant à sa famille et même à ses cadets, on l’a mûri, laissant sa place à autrui, mais toujours en continuant son chemin. Sans attendre, en se consolidant.

Donc, oui, je félicite, mais pas que.
Je me permets de prier avec fierté, car parmi tous les enfants de mes parents, Atou n’a aucun égal. Ni en coeur, ni en travail.
Et ainsi, pas question pour moi, après ce message, de me faire son défenseur perpétuel durant son mandat. À elle de mener son travail comme il faut.
Aucun membre de sa famille ni de son entourage ne doit se mêler et saboter son travail en se l’accaparant. C’est le sien, avec son bagage, pour son pays.

Être ministre n’est pas une fin.

Qu’Atou se mette donc au travail. Si elle a accepté, c’est qu’elle est au service de la république. Pas de sa famille. En tant que femme indépendante. Libre pour effectuer son devoir. Sans compte à rendre à son entourage, mais en accueillant avec humilité les vœux et l’énergie positive de ses parents, frères et sœurs, famille élargie, et ses amis que je sais si précieux et dévoués.

In Shā’ Allāh on continue les prières.
Que Dieu facilite pour elle et pour le Mali. Notre pays ne mérite pas d’échouer encore, bien que les obstacles ne cessent pas.

C’est l’ensemble du gouvernement, du présidium, des autorités de transition, de la population malienne, des institutions républicaines, qui feront le travail en commun.

Soyons fiers et braves de nos nouvelles opportunités. Lorsque In Shā’ Allāh le travail sera accompli à la fin de la transition, nous pourrons féliciter et dire Mā Shā’ Allāh, Alhamdullilah”.

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